La population sénégalaise est caractérisée en majeur parti par les jeunes. Une frange importante qui ne trouve pas de réponse au marché du travail avec une offre inférieure à la demande, ce qui constitue un défi pour le développement. Malgré la multiplication des programmes pour l’accompagnement des jeunes, les difficultés demeurent. C’est dans ce contexte que LEGS AFRICA en collaboration avec le Bureau de suivi et d’évaluation des politiques et programmes publics ont initié la réflexion de la première table ronde autour du thème de l’emploi et à l’insertion professionnelle des jeunes.

En présence du ministre conseiller de suivi et d’évaluation des politiques et programmes publiques, du directeur du 3FPT et autres représentants d’institutions de programmes publiques, la discussion a fait ressortir plusieurs point sur les défis du marché, l’adéquation de la formation par rapport au besoin du marché, les innovations nécessaires pour aller dans le sens d’un nouveau paradigme pour l’accès à l’emploi mais également d’étudier le rôle du secteur privé et de la société civile dans l’accompagnement des jeunes. C’est dans cette logique que s’inscrit Elimane Aby Kane, président du think thank LEGS Africa membre initiateur de la plateforme DIISSO, dialogue société civile pouvoir publique soutient que « L’objectif est d’avoir ce rendez-vous entre les acteurs les citoyens et les décideurs autour des politiques publiques sur tout les secteurs stratégiques et prioritaire pour que ce dialogue puisse alimenter l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques de façon générale. »
Etant une préoccupation depuis longtemps, la question de l’emploi des jeunes à susciter la mise en place depuis des décennies d’agences, de programmes qui sembles toujours ne pas répondre aux besoins des jeunes. Et de poursuivre, Elimane Aby Kane constate « Aujourd’hui on parle de la question lancinante de l’emploi et de l’insertion des jeunes qui préoccupent tout le monde, tous les citoyens mais aussi les pouvoirs publics, on a vu dans le conseil des ministres d’hier le président est revenu et insister sur cela. Aujourd’hui, autour du ministre conseiller en charge de l’évaluation des programmes et politique publique mais aussi en présence des structures en charge des programmes en cours notamment le 3FPT, l’ANPEJ la DER etc., mais aussi effectivement des jeunes entrepreneurs porteurs de projets qui ont des solutions citoyennes par rapport à la question de l’emploi mais des jeunes tout cour qui sont au cœur et qui sont aussi la finalité de toutes ces politiques qui sont à la recherche d’emploi ».
Pour plus d’impact il se pose la nécessité d’aller dans une dynamique inclusive, participative axé sur une dimension macroéconomique, si l’on entend le ministre conseiller de suivi et d’évaluation des politiques et programmes publiques, qui déclare, « Nous avons jusqu’ici une démarche microéconomique centré sur l’employabilité et sur l’accompagnement de jeunes, l’auto emploi, l’entreprenariat mais il y a une démarche macroéconomique à avoir c’est d’abord de formuler la politique d’emploi. Quand on dit politique d’emploi il y a la politique économique et macroéconomique qui est derrière et autour de cela, il y a la question du financement. Il y a tout un écosystème le financement l’accompagnement, l’encadrement qu’il faudrait revoir aujourd’hui. Le moment est venu d’en discuter, nous sommes en plein moment d’élaboration de stratégie d’emploi et ce qu’on est en train de faire est d’adopter une démarche inclusive pour impliquer tout le monde à la réflexion dans une démarche de co-construction, inclusive et participative »
Le directeur du 3FPT Babo Amadou Ba a quant à lui évaluer la mise en place en termes de programme pour l’emploi des jeunes. « Mon intervention était accès sur deux partis, la première partie consiste à étudier les programmes sur trois axes, efficacité, pertinence et durabilité. Par rapport à la pertinence l’idée de base c’était de voire quelle est la méthodologie qu’on avait utilisée, est ce que les politiques ont été conçus au sommet on descend à la base ou bien si les politique ont été fait sur la base d’une cartographie avant d’être imprimer. Le deuxième élément c’était par rapport à l’efficacité, c’est comment aller sur des indicateurs claires et fiables souvent les gens ont tendance à donner seulement les indicateurs de moyen, or depuis 2020, nous sommes dans la gestion axé sur le résultat et là il faut créer une chaine de valeur entre les cinq indicateurs, l’indicateur de moyen, l’indicateur d’activité, l’indicateur dans le cout, d’effet et d’impact. Et enfin un dernier axé par rapport à la durabilité qui fait focus sur l’employabilité des jeunes qui est la capacité à obtenir, garder à évaluer à un emploi. » Il assure sur l’importance que l’Etat du Sénégal accorde à la jeunesse et en fait une priorité.
La table ronde a constitué un cadre d’échange pour apporter satisfaction à la problématique de l’emploi et à l’insertion professionnelle des jeunes. Une initiative qui compte se pérenniser pour diagnostiquer et améliorer les résultats des programmes et politiques publics.
Khalisse Sene
