
Pape Fall depuis Rabat
Pape Abdoulaye Seck n’est pas un technicien du football, scientifique et chercheur mondialement reconnu, c’est un ancien ministre. Des choses du football, il en parle souvent et sa vision est très pointue. Sa lecture du match Sénégal-Egypte mérite une écoute très attentive parce qu’il donne des clefs avec beaucoup d’humilité.
Pour pape Seck comme on l’appelle familièrement, l’équipe égyptienne se distingue par son engagement collectif et son intensité. Les attaquants participent pleinement au travail défensif et constituent la première ligne de défense, perturbant la relance et réduisant le temps de jeu adverse. L’agressivité est constante, avec un pressing souvent haut et un bloc compact qui laisse peu d’espaces entre les lignes et verrouille l’axe. Autre temps fort de l’analyse selon le ministre.
Dans l’utilisation du ballon, l’Egypte privilégie un jeu direct et vertical. La connexion défense–attaque est rapide, parfois sans passer par le milieu, afin de contourner le rideau défensif adverse et d’exploiter la profondeur. Derrière, la défense se montre solide, disciplinée et teigneuse, capable de résister sous pression, mais elle semble en difficulté sur les balles transversales.
Pour pape Abdoulaye Seck face à ce profil, la réponse du Sénégal doit être claire et collective. Selon lui, Il faut un numéro 9 de pressing et de mouvement, capable de harceler la relance, de multiplier les appels et de créer des espaces. Le milieu de terrain du Sénégal doit être fiable techniquement, capable de relancer sans déchets malgré la pression, mais aussi de percuter davantage et de casser les lignes balle au pied.
La mobilité collective sera essentielle pour maintenir un équilibre défensif solide tout en variant les circuits de jeu. L’exploitation des couloirs et l’usage de balles transversales rapides permettront d’étirer le bloc égyptien et d’exploiter ses fragilités lorsque l’axe est verrouille. Il confie que le Sénégal a les moyens de répondre a ce défi, à condition de faire preuve de réalisme. A ce niveau, certains buts, plus difficiles à rater qu’à marquer, doivent finir au fond des filets, car ils seront rares.
D’autre part la défense sénégalaise devra agir avec lucidité et simplicité dans la relance, en évitant les sorties de balle aux passes multiples, particulièrement risquées face au pressing haut. Il faudra également éviter les cartons, surtout face à des joueurs égyptiens capables de simulations intelligentes, car nous n’oublions pas que nous ne sommes pas encore à la dernière marche de cette compétition.
Pape Abdoulaye Seck conclut en relevant que ce match se jouera sur l’intensité, la discipline, l’intelligence tactique, la fraicheur physique et mentale. Le Sénégal possède les armes pour s’imposer s’il allie réalisme, audace maitrisée et justesse collective.
Nous validons.
